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vendredi 24 mai 2013
 
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Dépistage et prise en charge du purpura fulminans et des infections graves de l’enfant

 

Dépistage et prise en charge du purpura fulminans et des infections graves de l’enfant

Définition : lésion cutanée rouge ne s’effaçant pas à la vitropression

Pétéchi

vitropression

Avis du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France du 10 mars 2000

SUR LA CONDUITE IMMEDIATE A TENIR EN CAS DE SUSPICION CLINIQUE DE PURPURA FULMINANS :

En dehors du milieu hospitalier, tout malade présentant des signes infectieux et à l’examen clinique, lorsqu’il a été totalement dénudé, un purpura comportant au moins un élément nécrotique ou ecchymotique de diamètre supérieur ou égal à 3 millimètres, doit immédiatement recevoir une première dose d’un traitement antibiotique approprié aux infections à méningocoques, administrée si possible par voie intraveineuse, sinon par voie intramusculaire, et ce quel que soit l’état hémodynamique du patient.

Il est recommandé d’utiliser :

- soit la ceftriaxone
-* par voie intraveineuse en utilisant une forme appropriée (sans lidocaïne)
-* ou par voie intramusculaire
à la posologie de : 50 à 100 mg/kg chez le nourrisson et l’enfant sans dépasser 1 g
 1 à 2 g chez l’adulte

- soit le céfotaxime (SAMU, SMUR)
-* par voie intraveineuse en utilisant une forme appropriée (sans lidocaïne)
-* ou par voie intramusculaire
à la posologie de : 50 mg/kg chez le nourrisson et l’enfant sans dépasser 1 g
 1 g chez l’adulte

- ou à défaut l’amoxicilline
-* par voie intraveineuse
-* ou par voie intramusculaire
à la posologie de : 25 mg/kg ou 50 mg/kg (selon la voie d’administration) chez le nourrisson et l’enfant, sans dépasser 1 g
 1 g chez l’adulte
dose à répéter dans les 2 heures qui suivent cette première administration.

Le malade doit être transféré d’urgence à l’hôpital. L’intervention d’une équipe médicalisée expérimentée (SMUR) est justifiée sous réserve que son délai d’intervention soit inférieur à 20 minutes. Dans tous les cas, les urgences de l’hôpital doivent être alertées de l’arrivée d’un cas suspect de purpura fulminans, afin que son accueil puisse être préparé.

SUR LA DEFINITION DES CAS DE MENINGITE A MENINGOCOQUE ET DE MENINGOCOCCEMIE DANS L’ENTOURAGE DESQUELS UNE PROPHYLAXIE DOIT ETRE ENVISAGEE ET QUI DOIVENT ETRE NOTIFIES A L’AUTORITE SANITAIRE :

Dans le cadre de la notification des méningites à méningocoques et des méningococcémies, tout cas remplissant l’une au moins des cinq conditions suivantes doit être notifié à l’autorité sanitaire :

- 1.Isolement bactériologique de méningocoques dans un site normalement stérile (sang, L.C.R., liquide articulaire, liquide pleural, liquide péricardique) OU à partir d’une lésion cutanée purpurique.

- 2. Présence de diplocoque à Gram négatif à l’examen direct du L.C.R.

- 3. L.C.R. évocateur de méningite bactérienne purulente (à l’exclusion de l’isolement d’une autre bactérie) ET présence d’éléments purpuriques cutanés quel que soit leur type.

- 4. L.C.R. évocateur de méningite bactérienne purulente (à l’exclusion de l’isolement d’une autre bactérie) ET présence d’antigène soluble méningococcique dans le L.C.R., le sang ou les urines.

- 5. Présence d’un purpura fulminans (purpura dont les éléments s’étendent rapidement en taille et en nombre, avec au moins un élément nécrotique ou ecchymotique de plus de trois millimètres de diamètre, associé à un syndrome infectieux sévère, non attribué à une autre étiologie).

Dans l’entourage d’un cas répondant à cette définition, une prophylaxie doit être envisagée conformément aux recommandations en vigueur (actuellement circulaire DGS/PGE/1 C du 5 février 1990).

Quel que soit le diagnostic évoqué et le traitement mis en œuvre par le médecin traitant, il n’y a pas lieu de réaliser une prophylaxie dans l’entourage d’un cas ne répondant pas à cette définition même si le diagnostic retenu est celui de méningite bactérienne et qu’une antibiothérapie préalable aux prélèvements a été pratiquée.

Afin d’assurer la cohérence de la surveillance épidémiologique de la méningite à méningocoque et des méningococcémies, l’actuelle fiche de notification devra rester en vigueur, notamment en ce qui concerne les critères de déclaration, jusqu’à son remplacement par une fiche conforme à la définition ci-dessus. Source : Direction générale de la santé. Texte du CSHP – 10 mars 2000.Mise en ligne : décembre 2001

 
 
Publié le samedi 21 novembre 2009
Mis à jour le mardi 8 décembre 2009

 
 
 
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