

QUAND EVOQUER UNE HYPOTHYROIDIE ?
Forme typique
prise de poids, asthénie, frilosité, bradycardie, constipation, apathie, somnolence
Formes trompeuses :
Formes cardiaques : péricardite, angor, troubles du rythme
Formes digestives : mégacôlon, occlusion
Formes musculaires : crampes, hypertrophie pseudo-athlétique
Formes dermatologiques : sécheresse cutanée, prurit, alopécie
Formes gynécologiques : ménorragies, aménorrhée-galactorrhée, disparition des bouffées vasomotrices, troubles sexuels
Formes respiratoires : ronflement nocturne, syndrome d’apnée du sommeil
Formes hématologique : anémies
Formes ostéo-articulaires : résistance à l’ostéoporose, chondrocalcinose
Formes neuropsychiques : dépression, confusion, coma
COMMENT PRECISER SON ETIOLOGIE ?
ENQUETE :
1 - Clinique
anamnèse, prise de médications, notamment riches en iode, état de la loge thyroïdienne
2 - Paraclinique anticorps anti-Tg, anti-TPO (antirécepteur de TSH), test de fixation de l’iode 123, iodurie
CAUSES :
A - Loge thyroïdienne vide :
atrophie post-ménopausique (ou du post-partum) +++
thyroïdectomie pour goitre simple, cancer, Basedow...
traitement radioisotopique ou radiothérapique
(ectopie thyroïdienne)
(syndrome de résistance à la TSH)
B - Il existe un goitre :
Hashimoto +++
thyroïdite de De Quervain
thyroïdite du postpartum
surcharge en iode
traitements par les cytokines
prise d’antithyroïdiens de synthèse ou naturels (manioc)
(pommade à la résorcine)
(syndrome néphrotique)
(cancer, lymphome)
BIOLOGIE
Typiquement : TSH augmentée > 10 mU/l FT4 diminuée
TRAITEMENT
A - ABSTENTION : hypothyroïdie transitoire
B - HORMONE THYROÏDIENNE : hypothyroïdie définitive
Lévothyroxine !> présentation :
LEVOTHYROX comprimés à 25, 50, 75, 100, 125,
150, 175 et 200 µg
L-THYROXINE comprimés à 100 µg
suspension : I goutte = 5 µg
EUTHYRYRAL comprimés LT4 : 100 µg + LT3 : 20 µg
CYNOMEL comprimés à 25 µg
à posologie croissante (sauf après thyroïdectomie)
surveillance
clinique
TSH : 6 semaines à 2 mois après l’adaptation
ordinairement à vie
modification des besoins en hormone : (N 1,6-1,7 µg/kg/j)
poids
grossesse
médicaments
maladies digestives
QUAND EVOQUER UNE HYPERTHYROÏDIE ?
A - En présence d ’un goitre d ’un nodule
B - En présence d ’une ophtalmopathie basedowienne
C - En présence de signes thyrotoxiques
Forme typique
amaigrissement avec appétit conservé
asthénie musculaire
thermophobie, hypersudation, polydipsie
tachycardie, palpitations
diarrhée
tremblement d ’attitude
nervosité, agitation
Formes trompeuses
formes cardiaques
formes digestives : diarrhée + amaigrissement
formes neuromusculaires : pseudomyopathique ou
pseudomyasthénique, états anxio-dépressifs délirants,
confusionnels
formes osseuses ostéoporose
formes dermatologiques prurit
formes paradoxales
formes générales
COMMENT LA CONFIRMER ?
Typiquement
TSH diminuée < 0,3 mU/l → < 0,005 mU/l
FT4 augmentée
(FT3 augmentée)
COMMENT PRECISER SON ETIOLOGIE ?
ENQUETE
1 - Clinique
goitre diffus ou nodulaire ?
signes oculaires ?
prises médicamenteuses, notamment
riches en iode ?
2 - Paraclinique
analyse du rapport FT3/FT4
recherche des anticorps antithyroïdiens
dosage de
- CAUSES
A )Hyperthyroïdies avec fixation conservée :
Maladie de Basedow +++
Nodule toxique +
Goitres secondairement toxiques
Hyperthyroïdies familiales non auto-immunes
Hyperthyroïdies centrales :
B) Hyperthyroïdies avec fixation diminuée :
Hyperthyroïdie induite par l’iode ++
Thyroïdite subaiguë de De Quervain +
Thyroïdites silencieuses +
(notamment du postpartum)
Thyrotoxicose factice
Métastases fonctionnelles des cancers
Goitre ovarien toxique
- TRAITEMENT
A – Maladie de Basedow :
sujet jeune, 1ère poussée : ATS
sujet âgé : Iode 131
goitre hétérogène, récidive, souhait de grossesse :
chirurgie
B – Nodule toxique :
iode 131
en cas de contre-indication : chirurgie
C – Goitre secondairement toxique :
chirurgie
parfois iode 131
D – Hyperthyroïdie induite par l’iode :
arrêt de l’intoxication
en cas d’échec :
E - Autres :
Thyroïdites : bêtabloqueurs
Centrales : exérèse sélective d’un adénome
analogue retard de la somatostatine
DT4 ou Triac
F – Ophtalmopathie basedowienne sévère (3 – 4 % des cas) :
arrêt du tabac ++
corticothérapie durant 3 mois :
orale (1mg/kg/j)
ou bolus hebdomadaires (500 mg puis 250 mg)
RP orbitaire rétro-oculaire
analogues retard de la somatostatine ?
chirurgie
décompression orbitaire
séquelles palpébrales ou oculomotrices
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